Hameau de Listo - Louvie Soubiron (vallée d'Ossau)
Présents : Cathy, Anne-Marie, Martine, Magali, Marc.
Jérome Thiout a découvert l’activité apicole grâce à sa compagne. En phase d’installation progressive, il possède actuellement 75 ruches. Il a pour projet de passer
à 150 ruches en 2012 puis à 200 en 2013.
En 2011, il est cotisant solidaire à la MSA (Mutualité Sociale Agricole), cela lui permet d’avoir le statut d’exploitant mais ne lui ouvre aucun droit (assurance
maladie, retraite).
Pour l’instant il exerce une double activité :
- salarié sur une exploitation viticole de Monein de septembre à mars,
- apiculteur sur ses ruches le reste de l’année.
Il souhaite faire de l’apiculture son activité professionnelle au terme de son installation.
La récolte du miel est effectuée dans les locaux d’exploitation d’une collègue de Castet. Il est prévu la construction d’une miellerie sur un terrain proche de
l’habitation.
Les ruches sont réparties dans des ruchers de 30 ruches situés dans les environs de Listo en période d’hivernage. Pour faire des récoltes diversifiées et assurer
aux abeilles une ressource la plus abondante possible, les ruches sont déplacées au gré des floraisons :

- Au printemps pour l’acacia au Pays Basque et vers Arzacq,
- L’été pour le châtaignier dans le piémont,
- En septembre pour la bruyère vers la montagne.
Confronté comme tous les apiculteurs au problème de mortalité importante, Jérôme Thiout maintient son cheptel en effectuant des divisions et en pratiquant l’élevage
de reines.
Cette surmortalité est liée à des conditions défavorables à l’abeille :
. la varroase ; il s’agit d’un parasite (acarien) qui se développe dans le couvain et qui à terme
détruit la colonie,
. le frelon asiatique ; à l’automne il se nourrit d’abeilles et en quelques semaines affaiblit et
finit par détruire la ruche,
. la ressource en nectar et pollen qui diminue en lien avec une agriculture plus intensive.
Pour palier à ces aléas Jérôme Thiout :
. traite ses colonies chaque année hors période de récolte avec un acaricide (Apistan), les
méthodes préconisées en bio sont soit inefficaces, soit trop traumatisantes pour les ruches.
. piège les frelons asiatiques
. nourrit les ruches au printemps et à l’automne (1,5 kg de sucre candi et 2kg de sirop de
glucose/fructose par ruche et par an)
Les races d’abeilles utilisées sont la « Buckfast et la « Caucasienne ».
Le type de ruches est la Dadant 10 cadres ainsi que des ruchettes 5 cadres pour les divisions
Le bois des ruches est protégé avec de l’huile de lin.
Les qualités et quantités de miel sont très fluctuantes en fonction des conditions climatiques pendant la floraison. En 2011 Jérôme Thiout a effectué de très bonnes
récoltes de miel d’acacia et de bruyère.
Il propose cette année trois qualités de miel :
- Acacia pot de 500gr : 5,50 €,
- Châtaignier pot de 500gr : 5,50 €,
- Bruyère pot de 500gr : 6.50 €,
ainsi que du pollen sec récolté sur la floraison de châtaignier :
- Pollen sec pot de 250gr : 6,50 €
Le miel est conditionné à la récolte, il ne subit aucun chauffage (pour le miel de bruyère, afin de permettre sa filtration, il est maintenu à température de la
ruche, soit 30° environ)
Jérôme Thiout commercialise son miel au marché de Laruns et a pour projet de faire le marché de Jurançon, il fournit également l’AMAP de Monein pour 30
contrats.
Nous lui avons proposé un contrat avec une distribution mensuelle. Nous avons parlé de la charte AMAP et du contrat d’engagement ; je fais suivre au producteur un
modèle de ces documents.
Difficile de résumer en quelques lignes la matinée passée à Listo devant ce magnifique paysage avec un beau soleil et la passion du producteur pour son
métier.
Ce petit hameau accueille également un producteur de fromages de chèvre et un maraîcher.